La Fondation du Service militaire adapté a passé le cap de ses trois ans. Si tout n’est plus à imaginer et à construire, beaucoup reste à faire pour la consolider et la pérenniser. Fidéliser les partenaires qui nous ont rejoints et qui nous ont fait confiance ; trouver de nouveaux partenaires ; professionnaliser certains de nos modes d’action ; en liaison avec les acteurs et les besoins des territoires, imaginer notre investissement dans de nouvelles filières ; faire davantage connaître la marque « Fondation », prolongement naturel du label SMA ; susciter l’intérêt renforcé des autorités politiques nationales et locales. En un mot, développer notre action au profit de la jeunesse ultramarine dans une double logique d’efficacité et de long terme. C’est pour relever l’ensemble de ces défis que le COMEX a renouvelé sa confiance à l’équipe actuelle, et j’en remercie vivement l’ensemble de ses membres.

J’en profite pour saluer officiellement l’arrivée de Nathalie Rondeau, notre nouvelle salariée pour la Guadeloupe : une nouvelle énergie et un nouvel élan pour les jeunes Guadeloupéennes et Guadeloupéens, mais aussi pour les jeunes résidant à Saint Martin.
Le COMEX de septembre a par ailleurs validé notre demande de repousser la limite d’âge des porteurs de projet « Emploi direct » et « Autonomie et qualité alimentaire » à 39 ans. Il s’agit là de la prise en compte du constat que ce type de projet nécessite une plus grande maturité. Cette décision devrait ouvrir de nouvelles perspectives pour les territoires, tout en simplifiant les décisions du COMEX.
Novembre verra le lancement effectif de l’expérimentation de la filière « restauration collective responsable » (formation certifiante « jeunesse au-delà des mers – cuisiniers cantiniers en restauration collective »), montée en partenariat avec le CFA d’Auray. Neuf jeunes ultramarins (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Guadeloupe) suivront cette formation qui inclue un volet d’apprentissage aux métiers et contraintes des producteurs afin de mieux comprendre et prendre en compte les circuits courts d’approvisionnement.
S’agissant de notre politique partenariale, un de nos grands motifs de satisfaction réside dans le maintien et la continuité du soutien par l’ensemble de nos partenaires. Certains renforcent et augmentent leur engagement à notre profit, comme la CARAC ou Rubis Energie, à travers sa fondation « Rubis together ».
S’agissant de notre partenaire principal, la fondation CMA CGM, nous entrons ensemble dans la phase essentielle de consolidation du bilan après les deux premières années pleines. Il s’agit de valider les orientations définies en termes de volumétrie et de territoire lors de l’établissement de la convention triennale et d’effectuer les ajustements nécessaires. Il s’agit également de dynamiser les possibilités de recrutement chez CMA CGM ou dans l’écosystème du groupe de jeunes ultramarins issus du SMA dans les différents territoires.
Notre récent déplacement en Nouvelle-Calédonie, outre les traditionnelles séances d’information et de pédagogie envers les cadres du RSMA NC et les séquences médias, a principalement ciblé les acteurs du monde économique. Deux ans après les émeutes, il nous paraissait important d’écouter et de partager avec eux pour comprendre la situation réelle du territoire, les besoins mais aussi les opportunités pour la jeunesse calédonienne. Nous avons pu rencontrer des femmes et des hommes qui investissent dans des projets remarquables et qui prennent leur responsabilité pour offrir des options de développement à leur pays. La Fondation du SMA compte inscrire son action au profit de la jeunesse dans des synergies avec tous ces acteurs rencontrés.
Continuer à réfléchir, à imaginer, à structurer, pour le développement de nos outremers, c’est l’essence même de la Fondation.
Je vous souhaite une bonne lecture de cette newsletter.
JP Metz